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Les émotions

J’abordai le mois dernier la notion de sentiment, du verbe Sentir. Un ressenti personnel, une sensation liée à une émotion, expression de ce que l’on ressent. Et je citais les 4 émotions fondamentales : la peur, la tristesse, la colère et la joie. L’objectif aujourd’hui est de mettre en relation une émotion avec son origine et le besoin que nous éprouvons à ce moment là. Nous pourrons mieux nous reconnecter à nous même mais également être plus empathique et mieux comprendre les autres. 

Lorsque nous parlons d’émotions, il est bon de se rappeler que celles ci sont vécues au travers de la perception que nous avons des faits, notion abordée dans le précédent article. 

La colère : elle peut revetir différents visages, de l’agacement ou le mécontentement à la hargne ou la rage. Il existe des facteurs agravants de ses origines, origines qui sont généralement liées à la perception d’une injustice, d’une frustration ou d’une attaque, de l’empêchement de la satisfaction d’un besoin que nous percevons comme une menace. 

Notre attente à ce moment là est de pouvoir affirmer notre point de vue, d’être entendu, de défendre notre intégrité et d’obtenir un changement à la situation vécue.   

“Tout ce qui commence dans la colère se termine dans la honte” Benjamin Franklin 

La tristesse : celle ci est souvent liée à la fin d’une situation “habituelle”, agréable, confortable ou quotidienne, une séparation.

Elle déclenche une douleur émotionnelle qui s’accompagne de désespoir, de chagrin. Au delà d’être accompagné et réconforté, nous avons à ce moment là besoin de faire le deuil de cette situation. Celui ci passe par 5 phases : 

1- Le choc et le déni : accueillant un fait brutal, c’est une réaction de refus de cette réalité qui s’impose à nous.

2- La colère : réaction de révolte face à cette injustice qui s’invite dans notre vie

3- La négociation : face à cette colère qui n’aide pas à résoudre la situation, survient une phase de marchandage, voire de chantage, qui précède la période de dépression

4- La dépression : cette phase plus ou moins longue se caractérise par de la détresse, des remises en question et une profonde douleur, qui seront soulagées par l’étape suivante 

5- L’acceptation : seul avec ses propres ressources ou en étant accompagné, nous acceptons la fin de la situation précédent, la perte de tout ce qu’elle nous apportait et peut reconstruire.

Il n’est pas à négliger qu’il peut y avoir des retours en arrière sur une étape précédente avant d’arriver à la clôturer totalement. 

“Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s’appelle repentir”  Jacques Bossuet  

La peur : il faut distinguer ici ce que l’on pourrait qualifier de “peur normale” face à un danger menaçant par exemple notre intégrité physique de peurs phobiques ou liées à des croyances limitantes. Dans le premier cas, elle peut être salvatrice car elle génère un “stress positif” qui nous permet de réagir et à répondre à notre besoin de sécurité. Dans le deuxième cas, elle peut être liée à une blessure (voir notamment Les 5 blessures qui nous empêchent d’être nous même de Lise Bourbeau). Elle nécessite un travail plus profond pour trouver ses origines, oser les explorer et répondre aux besoins d’être protégé et sécurisé.

“Le plus brave de nous a peur de son moi”  Oscar Wilde

La joie : c’est un sentiment de bonheur, de satisfaction qui puise ses origines dans la réussite, la réalisation de soi, qui va se manifester par l’envie de partager, d’appartenir à un groupe et nous permet de nous ressourcer. 

“La joie n’est pas dans les choses, elle est en nous”  Richard Wagner

“Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il”  Robert Browning

Les “5 Pourquoi”

Afin de travailler sur les causes qui ont généré ces émotions, je vous propose d’expérimenter l’outils des “5 pourquoi”. Vous pourrez d’ailleurs l’utiliser dans d’autres situations pour résoudre un problème. C’est un outil simple mais d’une redoutable efficacité.

Cette méthode consiste à se poser 5 fois de suite la question “Pourquoi” afin de remonter à la cause racine d’une situation. La réponse peut arriver avant le 5ème ou il peut être nécessaire de continuer au delà, mais le risque d’un trop grand nombre d’itérations est de se perdre dans des détails non gérables. 

Les conditions de réussite doivent être réunies :

  • La recherche porte sur une cause est non un coupable
  • Elle interroge les personnes directement concernées par les faits. Dans notre cas aujourd’hui, nous même, avec notre capacité à aller dans nos propres zones d’ombre seul ou en étant accompagné.
  • Elle explore des faits sur lesquels nous avons nous mêmes une possibilité d’action, et non extérieurs qui pourraient être une facilité et/ou une tentation de se trouver des justifications.

Mais surtout, ne me croyez pas sur parole, testez….