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Le choix

Nous y voilà ! Lorsque l’on m’a proposé d’écrire une nouvelle rubrique dans ce magazine, j’ai tout de suite pensé : Quelle merveilleuse occasion de partager au fil des mois des sujets nous permettant de réfléchir ensemble.

Puis est venu le moment d’écrire….et là, première question, quel sujet choisir pour cette première ? Est ce que mon choix suscitera votre intérêt ? Et s’il n’était pas à la hauteur de vos attentes ? Et si les critiques devaient venir sanctionner de manière négative cette première parution ? (soit dit en passant les mots critique et sanction ont souvent une connotation négative, alors qu’il n’en est rien, il peut y avoir une note positive là dedans, nous y reviendrons dans un prochain article).

Parler du choix mais aussi des mécanismes liés à celui ci, conscients ou inconscients, qui l’impactent, s’est imposé comme une évidence. Je n’aborderai pas aujourd’hui les thèmes du Libre arbitre ou du déterminisme, thèmes chers à Spinoza. Je ne parlerai pas non plus de leur influence sur nos choix, ce sera là aussi l’occasion de nous retrouver prochainement.

Nous faisons des choix à chaque instant de notre vie, chaque minute, chaque seconde et ceux ci nous permettent de créer notre réalité. Certains d’entre eux nous semblent plus faciles, plus rapides à faire que d’autres, qui nous demandent plus de réflexion, à cause de l’enjeu, de l’importance des conséquences, etc me direz vous…. C’est assurément en lien avec notre propre carte du monde, nos cadres de références construits par notre éducation, nos formations scolaires et professionnelles, le milieu social dans lequel nous sommes nés et celui dans lequel nous évoluons, nos expériences de vie, ce qui fait que nous sommes qui nous sommes aujourd’hui….une conséquence de l’ensemble de nos choix.

Mais il y a d’autres paramètres qui viennent aussi influencer nos choix. Ne pas faire est aussi un choix. Soit un choix conscient, dans ce cas là c’est parfait, soit de manière inconsciente, et là nous touchons du doigt des sujets comme les croyances, la peur, la légitimité…

Par exemple, connaissez vous le syndrome de l’imposteur ? 

C est le fait de se juger soi même, de trouver une raison extérieure à chacune de nos réussites, à avoir du mal à s’approprier ses succès. Un frein à faire un choix car nous ne nous sentons pas légitime. Le dictionnaire nous dit : “légitime : caractère de ce qui est fondé en droit” mais aussi “qualité d’être conforme aux croyances”… Ce qui pose la question de se sentir légitime par rapport à quoi, à qui ? Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de réfléchir aux croyances qui pourraient nous rendre illégitime et nous empêcher de faire le choix de passer à l’action; et donc de travailler sur nos croyances limitantes (encore un sujet que nous approfondirons).

La peur est un des autres facteurs pouvant conditionner nos choix. La peur de ne pas plaire, la peur du jugement, la peur du rejet (voir aussi Les 5 blessures qui empêchent d’être soi même de Lise Bourbeau)….autant de sujets qui peuvent nous empêcher de créer notre réalité, d’appliquer cette phrase bien connue de Mark Twain : “Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait” 

Les peurs peuvent aussi être liées par exemple aux “5 messages (négatifs)” auquel nous pouvons être soumis dans l’enfance : Fais plaisir (aux autres), Sois fort (ne montre pas tes sentiments et maîtrise toi), Fais des efforts et Sois parfait (l’échec n’est pas acceptable), Dépêche toi (toujours plus vite). Est ce que vous vous sentez concernés par l’un de ces messages ? Conditionnent ils votre vie et vos choix de manière inconsciente ? 

Je n’ai aucunement l’intention d’avoir été exhaustif dans cet article, mais je soumets à votre réflexion les différents points abordés et me ferai un plaisir de poursuivre l’échange avec vous autour d’un café

Choisissez…..choisissez où vous investissez votre temps et votre énergie. Si le changement doit arriver, il arrivera. Vous avez le choix de le mettre en oeuvre et de le gérer ou bien de l’attendre et de le subir. Je vous retrouverai le mois prochain pour en parler.

N’oubliez jamais cette phrase de Sénèque : 

Ce n’est pas parce que c’est difficile nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas que cela devient difficile”